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Château de Saint-Privat d'Allier PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 29 Décembre 2008 20:14

À l'extrémité sud du bourg de Saint-Privat, sur l'éperon rocher dominant les gorges de l'Allier, à côté de l'église. Le château, mutilé, ne garde que de lointains souvenirs de son esthétique d'origine.

D'hier à demain

À l'origine le domaine relevant de l'évêque du Puy, constituait une des baronnies d'Auvergne.

Après ses premiers propriétaires les Mercœur, il passa au XIIIe aux Montlaur déjà largement implantés dans la région, avec entre autres les châteaux de Rochegude, Saint-Haon, Rochefort, Séjallières, Arlempdes...

En 1429, la famille n'ayant pas d'héritier, les biens se retrouvèrent dans l'escarcelle des Poitiers Saint-Vallier qui en prirent grand soin, réparant au mieux le château gravement déterioré par les routiers. Ayant participé aux travaux de reconstruction de la muraille, les habitants du mandement se virent accorder le droit de s'y réfugier en cas de danger. Les Mercoeur, Montlaur et Poitiers Saint-Vallier n'occupèrent vraisemblablement jamais le château. Un capitaine châtelain les représentait. Les premiers propriétaires à demeurer au château furent sans doute les Guitard, famille bourgeoise du Puy-en-Velay qui en fit l'acquisition au début du XVIe siècle.

Antoine de Coubladour, héritier des Guitard, leur succéda en 1556. Sa fille Jacqueline épousa en juillet 1584, François de Bouchard. Son petit-fils Jacques, hérita des château et seigneurerie de Saint-Privat.

Si la cohabitation entre les seigneurs des lieux et les habitants s'était toujours raisonnablement déroulée, l'arrivée des Bouchard mit en péril l'équilibre toujours précaire avec les fiefs voisins. Le fils de Jacques de Bouchard, se rendit coupable d'exactions de toutes sortes envers les seigneurs voisins, le clergé, les habitants et même l'évêque. Il fut dénoncé par ce dernier au parlement de Paris. Condamné à mort en 1676, pour plusieurs assassinats, il se volatilisa fort opportunément. La sentence ne put donc jamais être appliquée.

Hélàs, en ces temps, les biens subissaient les conséquences des agissements de leur propriétaire. Comme s'il était responsable des actes de banditisme de son maître, le château fut condamné à l'arasement !

Assiégé par d'Aguesseau, intendant du Languedoc, fort de son droit, l'édifice perdit murailles, portes et tours... Et faute de seigneur à pendre on fit se balancer son effigie !

Ce n'est qu'en 1723 que les propriétaires purent enfin obtenir de l'intendant d'Auvergne l'autorisation de faire reconstruire le château, mais pas à l'identique. La bâtisse ne retrouva jamais sa splendeur passée et de château ne conservait guère que le nom.

À la Révolution, toujours propriété de la famille Bouchard, le château fut pillé et pratiquement vidé de ses meubles. La famille d'Apchier le reçu par mariage en 1771. C'est encore par mariage qu'il passa aux Longevialle en 1858. Ces derniers le vendirent en 1877 aux religieuses de Saint-Joseph du Puy. Celles-ci y établirent une école qui devaient fermer ses portes en 1988.

Simples écolières ou pensionnaires, ce sont donc plusieurs générations de fillettes de la commune qui ont fréquenté ces lieux.

Aujourd'hui propriété d'une famille lyonnaise, les bâtiments prètent leurs murs ancestraux à l'art contemporain et sont un témoignage vibrant de ce lien indéfectible entre passé et présent.

Accès :

Propriété privée, ne se visite pas.

Toutefois, il ne faut surtout pas se priver de monter flâner jusqu'en ses abords.

Une ruelle pentue longe ses flancs rudes et massifs et mène jusqu'à l'esplanade (le plain) surplombant le village. Entre l'église et le château l'endroit s'élargit alors, et l'on découvre la beauté sobre et vivifiante des lieux.

Bien que l'on retrouve des traces de l'ancien cimetière, que l'on devine des restes d'enceinte fortifiée, il reste difficile d'imaginer l'importance de la bâtisse d'origine.

L'édifice s'enracine sur le rocher, formant une sorte de triangle très allongé avec côté village la pointe dont l'extrémité présente sa façade étroite. Épousant l'éperon, le triangle s'évase en deux ailes laissant entre elles l'espace d'une cour. Une tour semi-circulaire adoucit le flanc austère de l'aile érigée côté ruelle. La façade donne sur l'esplanade. Elle est fermée par un mur de clôture.

 

Mise à jour le Vendredi, 09 Janvier 2009 12:41
 
 
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